Biographie

Depuis ses études à la Villa Arson dans les années 90, l’artiste travaille avec des matériaux organiques et s’intéresse à la beauté de la décomposition et aux possibilités poétiques du temps qui passe, car il laisse ces matériaux se détériorer au cours de leurs présentations.

Jusqu’à présent, le répertoire de l’artiste comprend une grande forme de champignon faite entièrement de nouilles de soja, des sculptures faites de moitiés d’orange pressées, des peintures de purée de pommes de terre et de betteraves, des peintures de pizza et des sculptures de pâtes, ainsi qu’une grotte sculpturale sur laquelle des haricots mungo ont germé et poussé pendant la période d’exposition. En ouvrant l’environnement contrôlé du musée à l’imprévisibilité des processus naturels, en créant ainsi une expérience multi-sensorielle et en constante évolution à mesure que ces matériaux périssables changent physiquement, les installations de Blazy encouragent le public à remettre en question les notions de répulsion et de dégoût et à repenser nos hypothèses sur la beauté esthétique.*

Son travail est présent dans de nombreuses collections publiques dont le Musée national d’art moderne–Centre Pompidou, France ; le Museum of Old and New Art (MONA), Tasmanie ; le Musée d’art moderne de Paris, France ; le Nouveau Musée National de Monaco et une dizaine de fonds régionaux d’art contemporain en France (FRAC).

Plusieurs expositions lui ont été récemment consacrées, notamment : Multiverse, La Loge, Brussels (2019) ; We Were The Robots, Moody Center for the Arts, Houston, TX (2019) ; Living Room II, Maison Hermès, Tokyo (2016), Pull Over Time, Art : Concept, Paris (2015) ; Bouquet Final 3, National Gallery of Victoria, Melbourne White Night (2013) ; Post Patman, Palais de Tokyo, Paris (2007). Le travail de Michel Blazy a fait partie de l’exposition Viva Arte Viva, curatée par Christine Macel lors de la Biennale di Venezia 2017.

*Texte par la National Gallery de Victoria/AU

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