Healing Painting (Chasse aux esprits), 2015. Huile sur tableau trouvé / Oil on vintage painting. 32,5 × 40,5 cm (12 ¾ × 16 inches). Courtesy the artist and Art : Concept, Paris. Photo Claire Dorn

Figures de soin depuis l’époque médiévale, malades et maladies, toucher et être touché, l’infiniment petit… Passionnants thèmes évoqués par cette exposition aussi transversale que philosophique.

Plus d’informations à venir.

Hubert Duprat, Volos, 2013. Lame de hache, pain d’argile, plastique / Axehead, raw clay, plastic approx.: 56 × 20 cm (22 × 7 ⅞ inches). Edition of 5. Courtesy the artist and Art : Concept, Paris. Photo Rebecca Fanuele

L’œuvre peut se décrire rapidement ainsi : il s’agit d’un pain d’argile ordinaire, toujours dans son emballage d’origine, posé verticalement, dans lequel est fichée une hache polie en pierre sombre datant du néolithique. Comment faire sculpture plus simple ? Paraissant en cela très singulière dans le corpus de Hubert Duprat, elle fait cependant écho aux autres réalisations de l’artiste, notamment par l’ampleur de sa charge historique.
Le pain de terre est tel qu’on le trouve dans le commerce, Duprat n’ayant pas pris le soin de le sortir de son enveloppe protectrice. De la sorte, contenant et contenu en font un ready-made d’un genre particulier, comprenant d’emblée les promesses de la nature et de l’artifice. Tout en affirmant sa littéralité, celui-ci se présente comme une matière première promise on ne sait à quel devenir-forme. Sur le plan formel, le parallélépipède sous lequel est présentée l’argile du commerce est d’une géométrie déjà défaite. La fine pellicule de plastique lui assure la conservation, toute provisoire, de son humidité, d’un état « originel ». Une fois la peau ôtée, la matière malléable accèderait à un état irréversible, figée dans une stérilité irrémédiable. Sur les plans conceptuel et matériel, cet objet incarne donc l’idée même de puissance autant que son inverse.

Plus d’informations à venir.

Jean-Luc Blanc, Jeanne Angkor, 2020. Huile sur toile / Oil on canvas. 150 × 120 cm (59 × 47 ¼ inches). Courtesy the artist and Art : Concept, Paris. Romain Darnaud

A travers les figures d’espions emblématiques, de Mata Hari à Carrie Mathison, et de OSS117 à Edward Snowden, cette exposition explore une histoire inédite des relations entre cinéma et espionnage. Elle établit comme point de départ un jeu de miroir entre les deux disciplines, pratiques par excellence relevant de la captation, du simulacre et de la dissimulation.


Une itinérance de l’exposition est prévue à la CaixaForum de Madrid (du 29 octobre 2023 au 29 juin 2023) et de Barcelone (du 31 mars 2023 au 29 novembre 2024).

Sur une invitation d’Art-o-rama du 25 au 28 août 2022

Avec des œuvres de Caroline Achaintre, Mimosa Echard, Damien Fragnon, Pakui Hardware, Evie Hone, Les Crafties, Sarah Sandler, Julia Scalbert, Pierre Unal-Brunet et David Wolle
Curateur : Joël Riff

Vernissage public le jeudi 25 août 2022 de 14h à 21h à la Friche la Belle de Mai au 41 rue Jobin à Marseille


Entre Moly-Sabata et Art-o-rama, coulent des eaux mystérieuses dont nous tamisons ici la faune. Celle-ci ne relève pas frontalement du règne animal. Les silhouettes et textures qu’on y rencontre éveillent des récits fantastiques frôlant le folklore rhodanien, la cryptozoologie et l’étude de formes alternatives du vivant. Alors les créatures carnavalesques côtoient les carnassiers solitaires et lucifuges, les spécimens contredisant les sceptiques, les témoignages ébahis, et tout ce que l’on peut pêcher entre Sablons et la Méditerranée.

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Youhu est une exposition collective unique des meilleurs artistes hongrois de la génération Y, présentée à la galerie Kieselbach. Ce sont ces jeunes qui ont écrit l’histoire de l’art de la dernière décennie.

Une exposition collective d’art dans la galerie Kieselbach.

LES ARTISTES ET LES COLLECTIFS : Zsófi Barabás, Róbert Batykó, Dániel Bernáth, Szilvia Bolla, Lőrinc Borsos, Szabolcs Bozó, József Csató, András Cséfalvay, Ádám Dallos, Máté Dobokay, EJTECH, Sári Ember, Mátyás Erményi, Ákos Ezer, Márk Fridvalszki, Kitti Gosztola, Andrea Éva Győri, Hollow, Mónika Kárándi, Jacob Kassay, Josef Kristofoletti, Zsófia Keresztes, Botond Keresztesi, Judit Kis, Csaba Kis Róka, Adrian Kiss, Gábor Kristóf, Áron Kútvölgyi-Szabó, Bence Magyarlaki, Mira Dalma Makai, Tamás Melkovics, Zsuzsa Moizer, Zsolt Molnár, Márton Nemes, Gábor Pintér, Péter Puklus, Andi Schmied, Rita Süveges, Menyhért Szabó, Borbála Szántó, Gergő Szinyova, Kata Tranker, Ádám Ulbert

LES CURATEURS : Zita Sárvári & Gábor Rieder

LE LIEU : Galerie Kieselbach

15 juillet – 12 août 2022 (du lundi au vendredi)

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Michel Blazy, Tapis d’accueil, 2021. Dimensions variables. Corde coco, eau, plantes, boîte de conserve © ADAGP/Michel Blazy. Courtesy Art : Concept

Michel Blazy (France), Mohamed Bourouissa (France), Zac Langdon-Pole (Nouvelle-Zélande), Richard Long* (Royaume-Uni), Isa Melsheimer (Allemagne), Nadia Myre (Canada), Mathieu Pernot (France), Clément Villiers (France), Lois Weinberger (Autriche)10 juillet – 6 novembre 2022

Lignes de fuite est une exposition collective autour de l’idée de mouvement à travers les frontières territoriales et politiques. Associant des processus naturels et anthropiques, les œuvres présentées questionnent les notions d’espèces endémiques et non-indigènes, de changement climatique, de migrations volontaires ou involontaires. Des expéditions scientifiques du XIXe siècle qui ont facilité l’expansion impériale jusqu’aux mouvements transnationaux de plantes et le passage des migrants à travers les territoires, l’exposition propose une série de rencontres entre plantes, animaux et espèce humaine dans tous leurs états d’agitation.

Miryam Haddad, Un ciel volé, 2020. Huile sur toile / Oil on canvas ; triptyque / triptych. chaque 195 x 130 cm (76 3/4 x 51 1/8 in.) 195 × 390 cm (76 ¾ × 153 ½ inches). Courtesy the artist, Art : Concept, Paris. Photo Romain Darnaud

Avec Martial Raysse, Jean-Charles Eustache, Herbert Brandl, Rémy Jacquier, Marina Rheingantz, Gerald Petit, Anne-Laure Sacriste, Daniel Tremblay et The Caretaker.

Commissaire de l’exposition : Laure Forlay, Responsable des publics au FRAC Auvergne.
En partenariat avec la ville de St-Flour, St-Flour Communauté et le département du Cantal.

L’exposition « Le noir ne fait pas la nuit » réunit une sélection d’artistes qui s’emparent de la nuit comme toile de fond de leurs œuvres et explorent ainsi tout le potentiel narratif et la singularité chromatique qui s’en dégagent. Car, contrairement au présupposé associant la nuit à la couleur des ténèbres, l’exposition témoigne de l’incroyable réservoir chromatique et lumineux que recèle l’étendue nocturne et dans lequel les artistes puisent pour donner naissance à des représentations évoluant entre réalité, mythe et fiction.

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Jeremy Deller, Warning Graphic Content, 1993-2021. Environ 120 posters imprimés / c. 120 printed posters. Dimensions variable. Edition of 2 plus 1 exhibition copy

L’exposition ‘Warning Graphic Content’ rassemble toutes les œuvres imprimées et les affiches de Jeremy Deller de 1993 à 2021.

Fluent~Collaborative et testsite sont heureux de présenter Feel noise, une collaboration entre Kate Newby et MacKenzie Stevens.

J’ai été présenté à Kate Newby par un ami commun, et lorsque nous nous sommes rencontrés pour manger des quesadillas chez Julio à Hyde Park, j’ai su que nous allions devenir amis. Lorsque je lui ai demandé de collaborer avec moi sur un projet pour testsite, sa première exposition solo depuis son déménagement au Texas en 2020, elle a accepté avec enthousiasme. Avant de se lancer dans un projet, Newby passe un temps considérable à regarder et à réfléchir à l’espace dans lequel ses œuvres vont temporairement s’installer, en observant et en notant les caractéristiques saillantes du site : les détails, les espaces interstitiels, de l’environnement bâti comme de l’environnement naturel qui entourent une structure. L’espace a-t-il des fenêtres ? Est-il entouré d’un jardin ? Qui l’utilise ? Et dans quel but ? Ce genre de questions motive le processus de recherche de Newby.

L’observation et l’attention portée à la perception et à l’expérience sont également fondamentales dans sa pratique, qui couvre un large éventail de médias et de processus, notamment les textiles, la céramique, le moulage, le verre et, plus récemment, le travail du métal. Elle produit des objets qui s’intègrent souvent de manière transparente à l’architecture ou au terrain sur lequel les œuvres seront installées. Ses œuvres sont toujours encastrées, enfilées et placées en prêtant attention à leur matérialité, leur forme et leur fonctionnalité. Dans des installations récentes, elle a enfilé des morceaux de verre transparent soufflé à la main sur des cordes faites à la main, transformant de lourdes taches de verre en dispositifs optiques qui bouleversent et modifient notre perspective, altérant la façon dont le spectateur perçoit le monde qui l’entoure. Ce type de geste subtil est révélateur d’une grande partie de la pratique de Newby. Dans d’autres installations, elle a incorporé des objets à base d’argile qui prennent la forme de carreaux incrustés de marques ou de flore, ou les deux à la fois, ou a enfilé de longues céramiques en fils qui ressemblent à des stalagmites ou à des carillons éoliens qui délimitent des espaces et fonctionnent comme des instruments qui émettent des sons lorsqu’ils sont suspendus à l’extérieur. Plus récemment, Newby a commencé à sculpter des briques à la main, les plaçant côte à côte sur le sol du site de l’exposition. On ne peut accéder à ces installations de briques qu’en marchant directement sur leurs surfaces, et elles sont encore modifiées par les pas qui contribuent au processus qui a commencé avec la main de l’artiste. En tant que telles, les installations multipartites de Newby exigent la participation du spectateur et l’invitent à tenir, toucher et s’engager véritablement avec les objets exposés. Il ne s’agit pas d’objets statiques, ils sont par nature éphémères et sont destinés à être manipulés et mis en scène. L’extension des possibilités de ce que peut être la sculpture est un sous-produit de sa pratique expansive.

Pour Feel noise at testsite, Newby a créé un certain nombre de nouvelles œuvres qui sont principalement installées dans l’arrière-cour de testsite. Des tuiles émaillées grimpent sur la clôture le long du côté ouest du jardin, leur forme étant donnée par des collaborateurs locaux ; des pièces de céramique sont configurées en une « murale de terre » sur le côté opposé de la maison ; et des pièces de verre sont suspendues par des cordes et positionnées de manière à refléter la verdure et les maisons de tous les côtés. Ensemble, ces éléments attirent notre attention sur les structures de soutien de la maison : les clôtures, les plates-bandes et les armatures qui suspendent des auvents ombragés, qui assurent le confinement et le soin.

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Caroline Achaintre, Elm, 2021. Céramique/terre cuite / Ceramic/terracotta, 63 × 26 × 22 cm. Courtesy the artist and Art : Concept, Paris. Photo Romain Darnaud. Collection Villa Datris

Avec Toucher Terre, la Villa Datris poursuit l’exploration des savoirs ancestraux revisités par la création contemporaine, comme un écho à Tissage/Tressage, exposition présentée en 2018 et consacrée à l’art textile.

Du 27 mai au 1er novembre 2022, la Fondation explore l’art de la sculpture céramique en réunissant plus de 130 œuvres réalisées par 100 artistes historiques, contemporains et émergents français et internationaux.

En s’emparant avec créativité et originalité de cette matière qu’est la terre, les artistes semblent partager une vision du monde réparatrice, qui cherche à lier la société à la nature, les cultures passées à celles à venir. Plus actuelles que jamais, ces techniques immémoriales ouvrent un nouvel espace de créativité pour les artistes qui puisent dans leurs forces inouïes une profonde énergie et une merveilleuse source d’inspiration pour notre temps.

Depuis quelques années, le travail de la terre est revenu sur le devant de la scène contemporaine avec des artistes qui interrogent dans leurs œuvres, les problématiques sociétales et environnementales.   C’est ce que la Fondation Villa Datris souhaite transmettre à ses visiteuses et visiteurs tout en célébrant une approche pleine d’humour et de surprise de l’art céramique.