Hubert Duprat, Tube de trichoptère, 1980-2021. Or, perles / Gold, pearls. 1,6 cm ø 0,7 cm. Courtesy the Artist and Art : Concept, Paris. Photo Nicolas Brasseur

L’exposition se présente comme une exploration de la beauté en tant que force de provocation, de réflexion et de transformation. Le titre s’inspire d’une phrase du compositeur et militant politique américain Phil Ochs, dont les chansons sont devenues des hymnes contestataires dans les années 1960 : « En des temps aussi laids, la seule vraie protestation est la beauté. » Ici, la notion de beauté n’est pas entendue comme simple agrément esthétique, mais comme un moment d’intensité : une rencontre chargée de sens, une harmonie inattendue, ou un trouble subtil capable de déstabiliser, d’éveiller et d’ouvrir un espace au nouveau.

Conçue par Dries Van Noten avec Geert Bruloot, l’exposition explore le savoir-faire artisanal comme langage d’expression et vecteur d’émotion. Elle dépasse les frontières disciplinaires conventionnelles en réunissant mode, joaillerie, art, design de collection, photographie, verre, céramique et expérimentation matérielle au sein d’une enquête commune sur la capacité de la beauté à remettre en question les normes et à bousculer les dogmes. L’exposition se déploie comme une constellation de rencontres, où talents établis et émergents se retrouvent dans un dialogue en perpétuelle évolution. S’étendant sur le rez-de-chaussée ainsi que les premier et deuxième niveaux du Piano Nobile du Palazzo Pisani Moretta, elle se déploie à travers une succession de 20 salles composées de manière intuitive. Là, plus de 200 œuvres entrent en conversation avec l’architecture, l’histoire et le langage décoratif du Palazzo, façonnant un récit guidé par l’instinct plutôt que par une logique rigide.

Des pièces sélectionnées dans les archives de maisons de mode établies sont présentées aux côtés d’œuvres textiles contemporaines, soulignant le rôle durable de la mode comme médium d’expression culturelle et affirmant sa capacité à produire des énoncés à la fois critiques et poétiques. Des objets d’art et de design de collection coexistent avec des œuvres expérimentales — réalisées tant par des créateurs indépendants que par des artistes représentés par des galeries de renommée internationale — ouvrant ensemble de nouvelles voies dans la narration sensorielle et l’exploration des matières. Le savoir-faire traditionnel est mis en valeur aux côtés de voix internationales innovantes, reflétant l’engagement de la Fondazione à la fois dans la préservation du patrimoine et dans l’accompagnement de nouveaux talents et de nouvelles perspectives. L’ensemble de ces objets traduit la mission de la Fondazione : honorer la dimension humaine du faire et les récits inscrits dans chaque objet.

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Caroline Achaintre, Blinky, 2026. Laine tuftée / hand tufted wool, 107 x 86 cm. Production Fondation d’entreprise Hermès, Courtesy the Artist; von Bartha (Copenhaguen, Basel); Art : Concept, Paris

Exposition collective avec Régis Jocteur Monrozier, Simone Morgenthaler, Anna Zemánková

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Michel Blazy, Forêt de balais, 2013 – 2017. Balais de Sorgho, terre, eau / Sorgho brooms, soil, water. Dimensions variable. © Michel Blazy, adagp 2026. Courtesy the Artist and Art : Concept, Paris.
Vue d’exposition | Installation view The God-Trick, PAV Parco Arte Vivente, Turin/IT, 2018. Courtesy PAV, Turin. Photo : Filippo Alfero

D’une surface de 10 hectares, le parc du Hangar Y est issu d’une longue histoire : conçu au XVIIème siècle par André Le Nôtre, il faisait autrefois partie des jardins du château de Meudon. Aujourd’hui encore, il offre un cadre paisible, et les œuvres exposées, souvent poétiques et inattendues, dialoguent harmonieusement avec les écosystèmes naturels et l’histoire du Hangar Y.

Un nouveau parcours, réunissant près de 25 œuvres contemporaines, a ainsi été imaginé pour favoriser l’interaction avec le public. Il fait rimer art et nature, interactivité et enchantement, afin de faire vivre la magie du lieu à travers le regard des artistes. Les visiteurs découvriront ainsi le banc enchanté de Pablo Reinoso, le cabinet de curiosités de Mark Dion, la maison étrange de Subodh Gupta, composée de centaines de casseroles, mais aussi des œuvres architecturales et de design pour la première fois avec Odile Decq et Kengo Kuma. Autant d’invitations à la rêverie, entre poésie et merveilleux, qui sollicitent notre imaginaire et jouent avec le fantastique.

Enfin, chaque année, un artiste émergent sera invité à dialoguer avec ces grands noms de l’art contemporain. Cette année, l’invitation est faite à Pauline Tralongo qui présente ses grandes échelles, pensées comme une envolée poétique vers le ciel.

Forêt de balais est une œuvre conçue en 2013 par Michel Blazy, présentée notamment au Domaine de Chaumont-sur-Loire puis à la 57e Biennale de Venise en 2017.  Des centaines de balais fabriqués en paille de sorgho, contenant des graines de sorgho, sont plantés directement dans le sol, comme s’ils prenaient racine. Ce geste simple déclenche alors un processus irréversible : livrée au gré de la germination naturelle, l’œuvre évolue et se transforme tout au long de l’exposition. En se développant, les pousses redonnent littéralement vie aux balais et le sorgho redevient un jardin.

L’objet trivial du quotidien, apanage de la sorcière autant que de la ménagère, fait de bois et de paille, est ainsi rendu à un hypothétique état de nature, comme si ce fragment arraché aux prairies retrouvait enfin son origine. Michel Blazy laisse l’œuvre faire l’expérience du temps, tout en lui permettant de s’affranchir du geste artistique et d’abandonner toute tentative de contrôler l’œuvre. Germination et hasard deviennent les véritables co-auteurs de la pièce, incarnant le principe fondateur de toute la démarche de l’artiste : donner une impulsion initiale, puis laisser le vivant faire son œuvre.

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En collaboration avec le Port de Portland, le Regional Arts & Culture Council (RACC) a sélectionné les artistes Dyani White Hawk et Kate Newby pour créer deux œuvres d’art public monumentales destinées à l’aéroport international de Portland (PDX). Elles ont été choisies à l’issue d’un processus compétitif mené par le comité d’art public du projet de rénovation du terminal (TCORE), parmi plus de 110 candidats venus de tout le pays.

La rénovation du terminal principal vise à augmenter la capacité et la flexibilité de l’aéroport, tout en améliorant l’expérience des voyageurs et en intégrant davantage d’art. Les œuvres, longues de plus de 15 mètres chacune, seront installées le long des sorties nord et sud, près des zones d’attente après le contrôle de sécurité. Elles serviront à la fois de repères visuels et de geste d’accueil marquant pour les visiteurs et les habitants.

Selon Kristin Law Calhoun (RACC), ce choix reflète la volonté de proposer un art public fort, en lien avec les paysages, l’histoire et les communautés de la région, et de créer des repères durables qui marqueront l’identité de PDX.

L’œuvre vient compléter le parcours ArtLine Milano, le musée à ciel ouvert du parc CityLife.

Milan, 14 avril 2026 – Octospider, une œuvre de l’artiste britannique Jeremy Deller qui vient clore le projet d’art public ArtLine Milano, sera inaugurée demain, mercredi 15 avril, au parc CityLife, dans le cadre de la Milan Art Week 2026.

Conçue comme une installation interactive et ludique, l’œuvre combine des éléments inspirés de la pieuvre et de l’araignée au sein d’une structure multifonctionnelle et inclusive. La sculpture est conçue pour accueillir jusqu’à 70 enfants à la fois et propose neuf activités différentes destinées à stimuler la créativité, le jeu et les capacités motrices, dans une logique de valorisation de l’espace public comme lieu de lien et de participation.

L’œuvre sera présentée au public demain, mercredi 15 avril, à 17h, en présence de l’adjoint à la Culture Tommaso Sacchi et de l’artiste Jeremy Deller. À 17h30, le catalogue « ArtLine Milano Open Air Collection », sous la direction de Roberto Pinto et Katia Anguelova, sera ensuite présenté au Golden Goose Arena, Via Zaha Hadid.

L’inauguration d’Octospider clôture officiellement ArtLine Milano, le projet d’art public de la Ville développé en collaboration avec la société SmartCityLife. Depuis 2014, le projet a progressivement animé le parc CityLife avec de nouvelles sculptures et installations site-specific, créant ainsi un véritable musée d’art contemporain à ciel ouvert, ouvert 24h/24 et entièrement gratuit. L’exposition réunit 19 œuvres permanentes, dont huit issues d’un concours réservé aux artistes de moins de 40 ans, et les autres créées spécifiquement pour ArtLine Milano par des artistes de renommée internationale. Nombre d’entre elles sont des installations à grande échelle, dont certaines font déjà partie du paysage visuel de la ville, comme Coloris de Pascale Marthine Tayou.

Dans le cadre des initiatives d’ArtLine Milano, deux visites guidées gratuites du parcours sont prévues le samedi 18 avril à 16h et à 18h. Une carte interactive, des informations sur les œuvres et de plus amples détails sur le projet sont disponibles sur le site du MUDEC – Museo delle Culture.

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« Dancing the Revolution : Du dancehall au reggaeton » est une grande exposition qui explore et met en lumière les histoires visuelles, politiques et spirituelles du dancehall et du reggaeton à travers l’art contemporain, deux genres dynamiques qui ont transcendé leurs origines populaires pour façonner la culture mondiale. De Kingston à San Juan en passant par Panama, New York et Londres, « Dancing the Revolution » présente la musique et la danse comme une pratique révolutionnaire au service de la libération collective, ancrée dans la lutte contre l’oppression coloniale.

L’exposition « Dancing the Revolution : Du dancehall au reggaeton » est organisée par Carla Acevedo-Yates, ancienne conservatrice Marilyn et Larry Fields et directrice des initiatives de conservation, en collaboration avec Cecilia González Godino, ancienne boursière en conservation Marjorie Susman, Iris Colburn, conservatrice adjointe, Nolan Jimbo, conservateur assistant, et nibia pastrana santiago, consultante en conservation. La conception graphique de l’exposition est signée SKETCH | Johann Wolfschoon, Panama.

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Michel Blazy, Culture de tableaux, 2022. Paillassons, pommes de terre, bâche, eau,
Dimensions variables / Doormats, potatoes, tarp, water, variable dimensions.
Vue d’exposition / Installation view, Michel Blazy, Six Pieds sur terre. Une exposition pour les pieds, Le Portique, Le Havre, 2022. Photo Rebecca Fanuele

Des patates est une exposition d’art contemporain qui réunit le travail d’artistes de générations et de nationalités différentes autour de l’amour de la pomme de terre.

Derrière ce tubercule venu des Andes, dont les premiers spécimens auraient été cultivés en France en Ardèche, se cache une multitude d’histoires : des récits de survie, de migrations, de fins de mois difficiles et de terres abîmées. Mais la patate, c’est aussi la joie des repas partagés et des formes de résistance qui courent sous terre avant de germer en œuvres d’art.

Déployée sur deux étages du Château, l’exposition s’accompagne d’une programmation mêlant performances et dégustations, en lien avec le territoire et au-delà.

Commissaires : Simon Bruneel-Millon et Clémentine Planche, assisté.es de Jeanne Aubert

L’exposition bénéficie du soutien en mécénat en nature des « Soeurs Patates » (Domaine Adnot), Monsieur Gérard Chapelle (GAEC de « l’Alambre »), et de Monsieur Baptuste Teyssier.

Avec Pilar Albarracín, Alice Allenet, Ziad Antar, Michel Blazy, Brassaï, Mégane Brauer, Marcel Broodthaers, Lucas Chanoine, Elia David, Aurélie Ferruel et Florentine Guédon, Valerie Geissbühler Pacheco, Alain Guiraudie, HaYoung, Jacqueline de Jong, Hanna Nagel, Raphaël-Bachir Osman, Serge Paillard, Giuseppe Penone, Sigmar Polke, Bruno Serralongue, Shimabuku, SMITH, Rozy Tergemina Sapelkine et Agnès Varda

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Petit Palais / Paris Musées / Photos : Nicolas Borel

Après « Trésors en noir et blanc », le Petit Palais consacre une nouvelle exposition au portrait et à l’autoportrait d’artiste. À travers une riche sélection d’œuvres du XIXe siècle — peintures, sculptures, photographies, arts graphiques et décoratifs — le musée revisite ses chefs-d’œuvre et dévoile des pièces rarement montrées.

En écho, une dizaine d’artistes femmes travaillant aujourd’hui à Paris interrogent le genre du portrait entre tradition et modernité, et affirment, chacune à leur manière : « je suis mon œuvre ».

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