I’m asking, 2026, Glas, hergestellt bei Atelier Loire (Chartres), 118,0 x 228,6 cm; Good Sound, 2026, Beton, Oxid, Fundglas (Essen), 17,85 und 19,77 m; Installationsansicht, Foto: Tanja Lamers, Museum Folkwang, © Courtesy of the Artist and Galerie Art : Concept

L’artiste de renommée internationale Kate Newby (née en 1979) crée des œuvres qui répondent à des lieux et à des situations spécifiques. Pour le Museum Folkwang, elle a réalisé une installation temporaire étroitement liée à l’architecture du musée, tout en y introduisant un élément de résistance.

Le verre et le béton, matériaux fondamentaux du modernisme, deviennent sous les mains de Newby des matières fragiles et malléables sur lesquelles elle laisse littéralement son empreinte. Des traces de doigts et des entailles apparaissent sur les vitres du bâtiment ainsi que sur des lignes semi-cylindriques qui serpentent à travers la cour, reliant l’ancien bâtiment du musée au nouveau.

Par des interventions discrètes, Newby affine notre perception de l’ordinaire et propose des réflexions poétiques sur ce que nous avons vu maintes fois sans peut-être vraiment le remarquer.

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À partir du 22 mai, la Fondation Vincent van Gogh Arles présente « SUSPECTS – Van Gogh, Tricksters & Co. », une exposition consacrée aux artistes qui, à la suite de Van Gogh, ont choisi la dissidence plutôt que la conformité, l’excès plutôt que la mesure.

Inspirée de la figure anthropologique du « trickster » — personnage moqueur et subversif présent dans les mythes de toutes les civilisations — l’exposition rassemble les œuvres de 33 artistes perturbateurs. Ils et elles permettent à l’art de remplir l’une de ses fonctions majeures dans notre société moderne : mettre en turbulence les convictions, rejouer ce qui paraît acquis, élargir notre champ de conscience, faire exploser les conventions. Leur attitude, telle qu’elle perdure de la fin du XXe siècle à aujourd’hui, est au cœur de cette exposition.

Commissaires d’exposition : Jean de Loisy et Margaux Bonopera

Avec 33 artistes dont Nina Childress et Philippe Perrot

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Commissaire
Arnar Freyr Guðmundsson
Une exposition personnelle consacrée à l’œuvre de Jeremy Deller s’ouvrira au Gerðarsafn en mai 2026.

Jeremy Deller est l’un des artistes britanniques les plus reconnus et lauréat du prix Turner 2004. Il a participé à de nombreuses expositions individuelles et collectives à travers le monde et a représenté la Grande-Bretagne à la Biennale de Venise en 2013.

Le travail de Deller est souvent réalisé en collaboration avec des individus et des groupes sociaux extérieurs au monde de l’art, ce qui fait sortir l’œuvre de son contexte traditionnel.

L’exposition à Gerðarsafn mettra l’accent sur des œuvres réalisées entre 2021 et 2026. Elle présentera à la fois des œuvres graphiques créées en collaboration avec le graphiste Fraser Muggeridge et des œuvres vidéo.

Commissaire : Arnar Freyr Guðmundsson.

Photo : Jeremy Deller, Triumph of Art, 2025

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Déjà dans son titre, « Carrying » (Porter) fait référence à la manière dont les lieux véhiculent certaines histoires (ou récits). Ce projet d’exposition, accompagné d’événements parallèles, anime divers espaces à l’intérieur et à l’extérieur du musée Brandhorst. Des artistes internationaux, dont Cana Bilir-Meier, Kate Newby, Tiffany Sia, Jaune Quick-to-See Smith et Leyla Yenirce, occupent des sites chargés d’histoire, tels que la salle « Lepanto » de Cy Twombly ou la « Türkentor » (porte des Turcs). Des interventions architecturales, des performances, des peintures, ainsi que des œuvres sonores et cinématographiques, interagissent avec le musée et explorent l’imbrication du pouvoir militaire et culturel.

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Sur l’altana du Palazzo Querini à Ca’ Balà, une terrasse typique des toits vénitiens, Palazzo Bentivoglio inaugure avec Jeremy Deller le premier épisode d’extra BENTIVOGLIO — le spin-off qui porte à l’extérieur du bâtiment bolonais les activités nées en son sein.

The Constant Buzz of a Drone est une intervention site-specific visible depuis le Ponte de Ca’ Balà, la Giudecca et l’église du Redentore.

Depuis des années, Deller travaille avec le langage de l’affichage : slogans, archives, textes trouvés, actions dans l’espace public. La banderole — outil historique des syndicats et mouvements politiques — devient entre ses mains une déclaration directe.

Un geste de solidarité envers les victimes de tous les conflits contemporains, évoquant ce son — le bourdonnement du drone — qui est pour beaucoup le dernier qu’il leur soit donné d’entendre.

Dorsoduro 245, Venezia/IT

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Hubert Duprat, Tube de trichoptère, 1980-2021. Or, perles / Gold, pearls. 1,6 cm ø 0,7 cm. Courtesy the Artist and Art : Concept, Paris. Photo Nicolas Brasseur

L’exposition se présente comme une exploration de la beauté en tant que force de provocation, de réflexion et de transformation. Le titre s’inspire d’une phrase du compositeur et militant politique américain Phil Ochs, dont les chansons sont devenues des hymnes contestataires dans les années 1960 : « En des temps aussi laids, la seule vraie protestation est la beauté. » Ici, la notion de beauté n’est pas entendue comme simple agrément esthétique, mais comme un moment d’intensité : une rencontre chargée de sens, une harmonie inattendue, ou un trouble subtil capable de déstabiliser, d’éveiller et d’ouvrir un espace au nouveau.

Conçue par Dries Van Noten avec Geert Bruloot, l’exposition explore le savoir-faire artisanal comme langage d’expression et vecteur d’émotion. Elle dépasse les frontières disciplinaires conventionnelles en réunissant mode, joaillerie, art, design de collection, photographie, verre, céramique et expérimentation matérielle au sein d’une enquête commune sur la capacité de la beauté à remettre en question les normes et à bousculer les dogmes. L’exposition se déploie comme une constellation de rencontres, où talents établis et émergents se retrouvent dans un dialogue en perpétuelle évolution. S’étendant sur le rez-de-chaussée ainsi que les premier et deuxième niveaux du Piano Nobile du Palazzo Pisani Moretta, elle se déploie à travers une succession de 20 salles composées de manière intuitive. Là, plus de 200 œuvres entrent en conversation avec l’architecture, l’histoire et le langage décoratif du Palazzo, façonnant un récit guidé par l’instinct plutôt que par une logique rigide.

Des pièces sélectionnées dans les archives de maisons de mode établies sont présentées aux côtés d’œuvres textiles contemporaines, soulignant le rôle durable de la mode comme médium d’expression culturelle et affirmant sa capacité à produire des énoncés à la fois critiques et poétiques. Des objets d’art et de design de collection coexistent avec des œuvres expérimentales — réalisées tant par des créateurs indépendants que par des artistes représentés par des galeries de renommée internationale — ouvrant ensemble de nouvelles voies dans la narration sensorielle et l’exploration des matières. Le savoir-faire traditionnel est mis en valeur aux côtés de voix internationales innovantes, reflétant l’engagement de la Fondazione à la fois dans la préservation du patrimoine et dans l’accompagnement de nouveaux talents et de nouvelles perspectives. L’ensemble de ces objets traduit la mission de la Fondazione : honorer la dimension humaine du faire et les récits inscrits dans chaque objet.

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Nous ne voulons pas un paysage, nous désirons un terrain vague.

Ne rien dire d’autre, ce serait court comme propos curatorial. Pas de statement, pas de théorie, mais du désir. Cesser d’argumenter sur la raison d’être des oeuvres mais simplement vouloir leur présence, là. Quel espace reste-t-il vraiment pour ça ? Nous savons bien qu’ils sont rares les endroits où l’art n’a pas à se justifier. Nous les voyons reculer dans les marges et parfois disparaître en silence. Comme celleux qui font vivre la Tôlerie et les lieux qui lui ressemblent, nous chérissons ces espaces libres et nous les rêvons encore, en essayant de ne pas trop jouer les héros.
Terrain vague, no man’s land, zone blanche, wasteland, dent creuse… désignent des espaces sans désignation, des phénomènes urbains “jugés trop vagues ou trop complexes pour figurer sur une carte”2. Ni construit, ni cultivé, le terrain vague est le lieu du encore rien ou du toujours provisoire, laissé à l’écart du projet de la ville fonctionnelle et productive. Associé à la construction des grands ensembles en périphérie de celle-ci, il ne dessine pas un paysage mais une zone, ne se contemple pas depuis un point de vue unique (dominant) mais se traverse dans tous les sens. C’est l’anti-vedute. Ainsi apparaît-il au cinéma, chez Marcel Carné3 (juste avant Pasolini), ce vide entre les HLM, comme la possibilité de fuir la prison familiale et le système éducatif, pour une première génération d’enfants malades de l’échec du modernisme. C’est alors l’espace du désoeuvrement et de la bagarre mais aussi des sexualités troubles, l’endroit où se croisent les bandes de jeunes, les crève-la-faim, les dealers, les graffeurs… En littérature, c’est l’éden des flâneur·euses, la tradition romantique se perpétuant dans l’anthropologie contemporaine où il est encore le lieu d’émotions esthétiques intenses, de la rencontre avec le déchet magnifique et l’expérience de la perplexité4. Dernière contrée des significations absentes.
Tous·tes les artistes de Blick se méfient de l’appareil hyper-signifiant du capitalisme5. Leurs oeuvres agencent des signes qui s’obstinent à ne pas formuler de message, jusqu’à revendiquer leur opacité dans ces effets de transparence, jeux de répétition et de vraies évidences. C’est ce qu’il leur reste de l’héritage de l’art minimal. Traversées de fictions et chargées d’affects, elles finissent souvent par admettre aux regards attentifs qu’elles ne sont que ça, (un tube, un truc vide rempli de matière) ce qui n’enlève rien de leur sensualité bizarre. Aussi ont-elles en commun d’assembler des matériaux pauvres (le plus coûteux restant les bombes de peinture – si toutefois elles étaient achetées), premier prix ou déchets issus d’un circuit extra-court. Toutes ou presque procèdent de gestes simples, dénués de savoir-faire et plus ou moins régressifs, des choses qu’on aurait presque pu faire enfant6. Est-ce un hasard si l’exposition qui voulait ressembler à un terrain vague un peu ballardien pourrait aussi bien figurer une version zombie d’un open space pour employé·es d’une industrie créative (tables Ikéa, néons, mood boards) ?

1 “regard” en allemand est le titre d’une sculpture d’Iza Genzken (1987)
2 Philippe Vasset, Un livre blanc, récit avec cartes, Fayard, 2007
3 Marcel Carné, Terrain vague, 1960
4 Voir Jacques Réda, Les ruines de Paris, 1977
5 Pepo Salazar Lacruz, Reinforcement of good responses (coférence), 2023
6 Jean-Charles de Quillacq, Mes mains dans tes chaussures, n.d.

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Vue d’exposition Extrazimmer. La Verrière, Bruxelles, 2026. Photo: Isabelle Arthuis

Exposition collective avec Régis Jocteur Monrozier, Simone Morgenthaler, Anna Zemánková

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Michel Blazy, Forêt de balais, 2013 – 2026. Balais de Sorgho, terre, eau / Sorgho brooms, soil, water. Dimensions variable. © Michel Blazy, adagp 2026. Courtesy the Artist and Art : Concept, Paris.
Vue d’exposition | Installation view Hangar Y, Meudon/FR. Photo : Alice Casenave

D’une surface de 10 hectares, le parc du Hangar Y est issu d’une longue histoire : conçu au XVIIème siècle par André Le Nôtre, il faisait autrefois partie des jardins du château de Meudon. Aujourd’hui encore, il offre un cadre paisible, et les œuvres exposées, souvent poétiques et inattendues, dialoguent harmonieusement avec les écosystèmes naturels et l’histoire du Hangar Y.

Un nouveau parcours, réunissant près de 25 œuvres contemporaines, a ainsi été imaginé pour favoriser l’interaction avec le public. Il fait rimer art et nature, interactivité et enchantement, afin de faire vivre la magie du lieu à travers le regard des artistes. Les visiteurs découvriront ainsi le banc enchanté de Pablo Reinoso, le cabinet de curiosités de Mark Dion, la maison étrange de Subodh Gupta, composée de centaines de casseroles, mais aussi des œuvres architecturales et de design pour la première fois avec Odile Decq et Kengo Kuma. Autant d’invitations à la rêverie, entre poésie et merveilleux, qui sollicitent notre imaginaire et jouent avec le fantastique.

Enfin, chaque année, un artiste émergent sera invité à dialoguer avec ces grands noms de l’art contemporain. Cette année, l’invitation est faite à Pauline Tralongo qui présente ses grandes échelles, pensées comme une envolée poétique vers le ciel.

Forêt de balais est une œuvre conçue en 2013 par Michel Blazy, présentée notamment au Domaine de Chaumont-sur-Loire puis à la 57e Biennale de Venise en 2017.  Des centaines de balais fabriqués en paille de sorgho, contenant des graines de sorgho, sont plantés directement dans le sol, comme s’ils prenaient racine. Ce geste simple déclenche alors un processus irréversible : livrée au gré de la germination naturelle, l’œuvre évolue et se transforme tout au long de l’exposition. En se développant, les pousses redonnent littéralement vie aux balais et le sorgho redevient un jardin.

L’objet trivial du quotidien, apanage de la sorcière autant que de la ménagère, fait de bois et de paille, est ainsi rendu à un hypothétique état de nature, comme si ce fragment arraché aux prairies retrouvait enfin son origine. Michel Blazy laisse l’œuvre faire l’expérience du temps, tout en lui permettant de s’affranchir du geste artistique et d’abandonner toute tentative de contrôler l’œuvre. Germination et hasard deviennent les véritables co-auteurs de la pièce, incarnant le principe fondateur de toute la démarche de l’artiste : donner une impulsion initiale, puis laisser le vivant faire son œuvre.

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Ulla von Brandenburg, Spirits are Matter. Curtain Up at Lowry. Photo : Michael Pollard
Ulla von Brandenburg, Spirits are Matter. Curtain Up at Lowry. Photo : Michael Pollard

Avec des œuvres de Simeon Barclay, Denzil Forrester, Joy Labinjo, Ryan Mosley, Abigail Reynolds et Bridget Smith, ainsi que d’importantes nouvelles commandes de Rowland Hill, Chris Paul Daniels et Ulla von Brandenburg.

La dynamique propre au fait de se rassembler et d’assister collectivement à un événement constitue un puissant stimulant qui enrichit toute expérience créative. « Curtain Up » est une exposition collective qui explore la manière dont les artistes plasticiens ont cherché à saisir l’anticipation partagée, les émotions exacerbées et l’énergie collective qui caractérisent l’expérience du public.

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