Déjà dans son titre, « Carrying » (Porter) fait référence à la manière dont les lieux véhiculent certaines histoires (ou récits). Ce projet d’exposition, accompagné d’événements parallèles, anime divers espaces à l’intérieur et à l’extérieur du musée Brandhorst. Des artistes internationaux, dont Cana Bilir-Meier, Kate Newby, Tiffany Sia, Jaune Quick-to-See Smith et Leyla Yenirce, occupent des sites chargés d’histoire, tels que la salle « Lepanto » de Cy Twombly ou la « Türkentor » (porte des Turcs). Des interventions architecturales, des performances, des peintures, ainsi que des œuvres sonores et cinématographiques, interagissent avec le musée et explorent l’imbrication du pouvoir militaire et culturel.

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En collaboration avec le Port de Portland, le Regional Arts & Culture Council (RACC) a sélectionné les artistes Dyani White Hawk et Kate Newby pour créer deux œuvres d’art public monumentales destinées à l’aéroport international de Portland (PDX). Elles ont été choisies à l’issue d’un processus compétitif mené par le comité d’art public du projet de rénovation du terminal (TCORE), parmi plus de 110 candidats venus de tout le pays.

La rénovation du terminal principal vise à augmenter la capacité et la flexibilité de l’aéroport, tout en améliorant l’expérience des voyageurs et en intégrant davantage d’art. Les œuvres, longues de plus de 15 mètres chacune, seront installées le long des sorties nord et sud, près des zones d’attente après le contrôle de sécurité. Elles serviront à la fois de repères visuels et de geste d’accueil marquant pour les visiteurs et les habitants.

Selon Kristin Law Calhoun (RACC), ce choix reflète la volonté de proposer un art public fort, en lien avec les paysages, l’histoire et les communautés de la région, et de créer des repères durables qui marqueront l’identité de PDX.

Hubert Duprat, Tube de trichoptère, 1980-2021. Or, perles / Gold, pearls. 1,6 cm ø 0,7 cm. Courtesy the Artist and Art : Concept, Paris. Photo Nicolas Brasseur

L’exposition se présente comme une exploration de la beauté en tant que force de provocation, de réflexion et de transformation. Le titre s’inspire d’une phrase du compositeur et militant politique américain Phil Ochs, dont les chansons sont devenues des hymnes contestataires dans les années 1960 : « En des temps aussi laids, la seule vraie protestation est la beauté. » Ici, la notion de beauté n’est pas entendue comme simple agrément esthétique, mais comme un moment d’intensité : une rencontre chargée de sens, une harmonie inattendue, ou un trouble subtil capable de déstabiliser, d’éveiller et d’ouvrir un espace au nouveau.

Conçue par Dries Van Noten avec Geert Bruloot, l’exposition explore le savoir-faire artisanal comme langage d’expression et vecteur d’émotion. Elle dépasse les frontières disciplinaires conventionnelles en réunissant mode, joaillerie, art, design de collection, photographie, verre, céramique et expérimentation matérielle au sein d’une enquête commune sur la capacité de la beauté à remettre en question les normes et à bousculer les dogmes. L’exposition se déploie comme une constellation de rencontres, où talents établis et émergents se retrouvent dans un dialogue en perpétuelle évolution. S’étendant sur le rez-de-chaussée ainsi que les premier et deuxième niveaux du Piano Nobile du Palazzo Pisani Moretta, elle se déploie à travers une succession de 20 salles composées de manière intuitive. Là, plus de 200 œuvres entrent en conversation avec l’architecture, l’histoire et le langage décoratif du Palazzo, façonnant un récit guidé par l’instinct plutôt que par une logique rigide.

Des pièces sélectionnées dans les archives de maisons de mode établies sont présentées aux côtés d’œuvres textiles contemporaines, soulignant le rôle durable de la mode comme médium d’expression culturelle et affirmant sa capacité à produire des énoncés à la fois critiques et poétiques. Des objets d’art et de design de collection coexistent avec des œuvres expérimentales — réalisées tant par des créateurs indépendants que par des artistes représentés par des galeries de renommée internationale — ouvrant ensemble de nouvelles voies dans la narration sensorielle et l’exploration des matières. Le savoir-faire traditionnel est mis en valeur aux côtés de voix internationales innovantes, reflétant l’engagement de la Fondazione à la fois dans la préservation du patrimoine et dans l’accompagnement de nouveaux talents et de nouvelles perspectives. L’ensemble de ces objets traduit la mission de la Fondazione : honorer la dimension humaine du faire et les récits inscrits dans chaque objet.

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Michel Blazy, Forêt de balais, 2013 – 2017. Balais de Sorgho, terre, eau / Sorgho brooms, soil, water. Dimensions variable. © Michel Blazy, adagp 2026. Courtesy the Artist and Art : Concept, Paris.
Vue d’exposition | Installation view The God-Trick, PAV Parco Arte Vivente, Turin/IT, 2018. Courtesy PAV, Turin. Photo : Filippo Alfero

D’une surface de 10 hectares, le parc du Hangar Y est issu d’une longue histoire : conçu au XVIIème siècle par André Le Nôtre, il faisait autrefois partie des jardins du château de Meudon. Aujourd’hui encore, il offre un cadre paisible, et les œuvres exposées, souvent poétiques et inattendues, dialoguent harmonieusement avec les écosystèmes naturels et l’histoire du Hangar Y.

Un nouveau parcours, réunissant près de 25 œuvres contemporaines, a ainsi été imaginé pour favoriser l’interaction avec le public. Il fait rimer art et nature, interactivité et enchantement, afin de faire vivre la magie du lieu à travers le regard des artistes. Les visiteurs découvriront ainsi le banc enchanté de Pablo Reinoso, le cabinet de curiosités de Mark Dion, la maison étrange de Subodh Gupta, composée de centaines de casseroles, mais aussi des œuvres architecturales et de design pour la première fois avec Odile Decq et Kengo Kuma. Autant d’invitations à la rêverie, entre poésie et merveilleux, qui sollicitent notre imaginaire et jouent avec le fantastique.

Enfin, chaque année, un artiste émergent sera invité à dialoguer avec ces grands noms de l’art contemporain. Cette année, l’invitation est faite à Pauline Tralongo qui présente ses grandes échelles, pensées comme une envolée poétique vers le ciel.

Forêt de balais est une œuvre conçue en 2013 par Michel Blazy, présentée notamment au Domaine de Chaumont-sur-Loire puis à la 57e Biennale de Venise en 2017.  Des centaines de balais fabriqués en paille de sorgho, contenant des graines de sorgho, sont plantés directement dans le sol, comme s’ils prenaient racine. Ce geste simple déclenche alors un processus irréversible : livrée au gré de la germination naturelle, l’œuvre évolue et se transforme tout au long de l’exposition. En se développant, les pousses redonnent littéralement vie aux balais et le sorgho redevient un jardin.

L’objet trivial du quotidien, apanage de la sorcière autant que de la ménagère, fait de bois et de paille, est ainsi rendu à un hypothétique état de nature, comme si ce fragment arraché aux prairies retrouvait enfin son origine. Michel Blazy laisse l’œuvre faire l’expérience du temps, tout en lui permettant de s’affranchir du geste artistique et d’abandonner toute tentative de contrôler l’œuvre. Germination et hasard deviennent les véritables co-auteurs de la pièce, incarnant le principe fondateur de toute la démarche de l’artiste : donner une impulsion initiale, puis laisser le vivant faire son œuvre.

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Nina Childress, Autoportrait clown/fleur, 2020
Huile sur toile / Oil on canvas. 61 × 50 cm (24 × 19 ⅝ inches)
© Nina Childress, adagp 2026
Courtesy the Artist and Art : Concept, Paris
Collection du Musée d’Art Moderne de Paris, France

Après « Trésors en noir et blanc », le Petit Palais consacre une nouvelle exposition au portrait et à l’autoportrait d’artiste. À travers une riche sélection d’œuvres du XIXe siècle — peintures, sculptures, photographies, arts graphiques et décoratifs — le musée revisite ses chefs-d’œuvre et dévoile des pièces rarement montrées.

En écho, une dizaine d’artistes femmes travaillant aujourd’hui à Paris interrogent le genre du portrait entre tradition et modernité, et affirment, chacune à leur manière : « je suis mon œuvre ».

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(Prix CANAL+ et Prix Public Clermont-Ferrand 2025)

Une tragédie absurde qui se déroule dans une société répressive où le baiser est puni de mort et où les gens paient en recevant des gifles au visage. Angine, une femme malheureuse, fait des achats compulsifs dans un grand magasin et se laisse captiver par une vendeuse ingénue. Malgré l’interdiction de l’embrasser, les deux se rapprochent, éveillant les soupçons d’une collègue jalouse.

Le film sera projeté en mars au Palazzo Grassi dans le cadre d’une sélection de films du festival Schermo dell’arte.

Le film est disponible gratuitement sur CANAL +

Exposition personnelle

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L’exposition présente près de trente années de création du peintre et sculpteur Olle Bærtling (1911-1981), figure iconique de l’abstraction, en dialogue avec les œuvres de sept artistes internationaux·les : Cécile Bart, Rana Begum, Ulla von Brandenburg, Jacob Dahlgren, Bernd Ribbeck, Bella Rune et Brooklin A. Soumahoro. À travers des approches et des médiums très différents, il⸱elles renouvellent l’art abstrait géométrique et interrogent sa pertinence aujourd’hui.

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